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Mercredi. Cinquième jour sans mes enfants. L'appartement est vide de leur vie, les cadavres de leurs jouets ruinent les sols de leur chambre et seuls les bruits de la vie extérieure répondent à ma solitude. MAIS ce n'est que pour quelques jours, et je m'accommode très bien de ces vacances où cette sorte de célibat dématernisé me permet de dormir, de vivre pour moi, de prendre des bains infinis, de téléphoner à qui je veux sans SS Polizei Inquisito, de m'endormir légèrement sur mon canapé, d'y ronfler vaillamment sans crainte que mon volume sonore ne gêne celui d'un marsupilami et de sa famille, de décider de sortir à 21 heures, de regarder, ô comble du luxe, des films d'une traite,  sans l'interruption volubile de l'enfant qui piaille son désaccord lors de la dispute ingérable souvent provoquée par LE problème existentiel de la mort qui tue: "mamantusaismonFrèrym'aditquejepuaisdupetitdoigtmaisc'est pasvraimamandisheinjepuepasdupetitdoigt, dis, hein Maman???????" OUF! LA vie quoi.

Mais je me surprends à penser que cela pourrait durer toujours. Que LA VIE, justement pourrait être inversée, comme négativée et que l'exception deviendrait la règle. Je ne serais alors qu'amertumes et destruction. Que tristesse et vide. Que vide.

A quoi sert d'exister si tu ne vis pas aussi pour autrui....