IMG_1060

Il neige. Le feu crépite.

Mon Grand fait ses devoirs dans le canapé et la tête de ma Puce glisse doucement vers un oreiller qui n'attend que cela. Nous vivons la douceur du soir.

Je les regarde et saisis à bras le coeur ce bonheur calme,  juste avant qu'il ne s'envole dans un tressaillement d'éveil. Je ressens tout-à-coup la fatigue du vide d'énergie qui m'a soufflé jusqu'à la moindre parcelle de volonté. Il a fallu que j'aie eu peur à ce point pour toucher du doigt cette fragilité qui se niche au fond de moi. Et tous ces élans qui me poussent en avant, se sortent de moi d'un coup. Je voudrais couvrir de baisers ces deux êtres, les étouffer de câlins, leur crier combien je les aime, écraser leurs corps contre le mien. Je me lève soudain et remonte doucement la couverture sur la Petite tandis que ma main effleure le gel de mon Grand. 

La douceur du soir.

Moi qui suis si "vivante", "communiquante à outrance " parfois, bruyante aussi, je ne sais qu'effleurer du regard ce canapé qui parfois me paraît si grand et si vide. Je n'aime pas y avoir de la place, tout comme ne monter dans les chambres que pour y déposer du linge.

Mes enfants.... Ils me connaissent parfois cantatrice de Bel Canto quand ils font des conneries, je voudrais aussi qu'ils me reconnaissent dans mes douceurs  d'âme. 

Comme dans la douceur de ce soir....