mercredi 18 juillet 2012

mater dolorosa

  Mercredi. Cinquième jour sans mes enfants. L'appartement est vide de leur vie, les cadavres de leurs jouets ruinent les sols de leur chambre et seuls les bruits de la vie extérieure répondent à ma solitude. MAIS ce n'est que pour quelques jours, et je m'accommode très bien de ces vacances où cette sorte de célibat dématernisé me permet de dormir, de vivre pour moi, de prendre des bains infinis, de téléphoner à qui je veux sans SS Polizei Inquisito, de m'endormir légèrement sur mon canapé, d'y ronfler vaillamment sans crainte... [Lire la suite]
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mercredi 11 juillet 2012

ecce homo

Les vacances commencent avec une crève d'enfer moi qui n'ai pas été grippée de tout l'hiver. Un dimanche à 39° et une voix à faire envie à l'exorciste. Je ressemble à un hamster qui aurait avalé un épi de maïs de travers. Tiens donc.... qu'aurais-je donc avalé de travers? Hmm? On se le demande. Le Dr Jekyll/Hyde me la joue bien pensante et bienveillante et je tente de rester de marbre à ses bassesses qui habitent mon quotidien. Je m'interroge quand même, vous m'excuserez, sur le genre humain. Je me retrouve à la lutte avec... [Lire la suite]
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samedi 30 juin 2012

salie

  Je suis sortie de cet enfer, rentrée à la maison après les convenances et j'ai pris une douche. Laissant couler l'eau sur mon coeur fatigué, j'imaginais qu'elle emmenait avec elle les calomnies qu'il avait creusées sur ma peau. Salie ma mémoire, celle des êtres chers, celle des gestes ultimes de bienveillance. Salie ma ligne de conduite que je ne changerai pas pour autant, salis les sentiments purs et les bons. J'ai senti vibrer la haine, le poids de l'ironie, le ton sauvage du désespoir et l'énergie du bien qu'on transforme... [Lire la suite]
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mardi 26 juin 2012

vivre ou mourir (sans couleurs, sans blesser ceux qui nous aiment)

(Titre d'après Balavoine.) Je vis dans un brouillard. Je ne vois plus mon but. La quiétude des jours que je ne croyais que tourmentes et froideurs, me semble lointaine et gaie. Je voudrais la retrouver et m'y couler des heures heureuses et dérisoires.  Je doute de moi plus que jamais et je ne pense qu'au pire afin de tomber de moins haut quand la chute perdra mon corps dans le chavirant que deviendra mon existence. Perdre ses enfants est la pire blessure qu'on puisse infliger à une mère quand son innocence est si transparente... [Lire la suite]
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lundi 25 juin 2012

J'avais raison d'avoir peur

Elle était tous sourires, ils ont répondu à ses questions forts de leur innocence. Elle demandait comme une locomotive entre en gare, avec le panache avant-coureur. Mais ils n'ont pas senti l'odeur de la vapeur. Elle a tranché. Elle a triché. Je me retrouve sans coeur, déchirée entre mensonge et écorce vide, entre un beau-parleur non décortiqué et ma franchise transparente. Je lui ai dit. Elle a souri.  Dès le départ le tabouret était bancal. Sur les trois pattes du déséquilibre, on interrogeait plus d'un côté que de... [Lire la suite]
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lundi 25 juin 2012

si je perds mes enfants, ils me perdront tout-à-fait.
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lundi 18 juin 2012

Carpe diem.

Le matin se lèvera demain sur une autre journée que tu ne saliras pas. Parce que le tranchant de ton couteau qui a glissé sur ma peau nue ce soir, demain, ne rencontrera que le froid du sang séché. De celui qui guérit la blessure. J'ai crevé sous ton mensonge, perdu mon âme à travers les méandres de ma raison, cherché un sens à mon pas à travers mon quotidien, cherché un sens à ton pas à travers mon  existence. Mais la souffrance, plus elle atteint les abysses de la douleur consciente, plus elle laisse des... [Lire la suite]
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dimanche 17 juin 2012

Certains ont les deux mauvaises.

La croyance que rien ne change provient soit d'une mauvaise vue, soit d'une mauvaise foi. La première se corrige, la deuxième se combat.   Nietzche
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mercredi 13 juin 2012

La vérité si je mens

La vérité. Croire en sa vérité, en celle des autres, et surtout que l'on croie en la vôtre.... Quel long chemin.... Le mien passe en ce moment par l'acceptation que l'on glisse sur mes efforts de vérité, sur ma blancheur d'un temps, sur mes chemins vers le vrai et sur ma route pour marcher dans la ligne que je me suis tracée. Certains la salissent, la vomissent et d'autres s'y laissent prendre. Je pars alors à la découverte de moi-même. De qui j'étais, de qui je suis, de qui je serai demain conséquemment. La route est longue, les... [Lire la suite]
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dimanche 3 juin 2012

Bof

Bien sûr, clairement qu'ils ont raison. Naturellement que c'est moi qui ai tort. Suis-je bête, enfin. Ils sont dans ces grandes maisons pleines de sciences, pouvoir, de connaissances, de gens qui bien bas se prosternent devant leur savoir. Et ils se gargarisent de phrases et de mots tournés que je ne comprends parfois même plus. Et quand certains d'entre eux condescendent à bien vouloir dispenser un peu de leur bagage, ils vous font bien sentir, pour certains d'entre eux, tout l'ampleur de votre petitesse. D'autres viennent et... [Lire la suite]
Posté par Anne Clostelli à 19:31 - Commentaires [6] - Permalien [#]