Tombe la lune

Chronique d'une éclipse annoncée

30 décembre 2009

raz'

j'ai vu un blog:   jenesaisplus.canalblog.com

.... je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à toi.

 

Ceci dit, tu as déménagé... et tu ne laisses pas de traces, c'est sciemment? Bisous, bon courage. Je pense aussi à toi.

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28 décembre 2009

les heures passent.... et je suis triste....

Voilà, Noël est passé. On arrive à l'année prochaine. Je ne pense plus qu'à cela. Déjà certains m'ont tourné le dos, d'autres me soutiennent. Je crève de peur. Me retrouver seule. Ne pas y arriver: à assumer, à partir, à vivre....  Dieu fasse que j'y arrive. Je prie fort. J'ai reçu un message de Liv' plein de gentillesse. Et je n'arrive pas à penser à autre chose. Entre mon boulot, les fêtes qu'il a fallu assumer (les invit', les cadeaux, une gastro du tonnerre, soigner Phil qui l'a eue aussi et qui ne se laisse pas soigner) et vivre.... Je n'arrive pas à penser à autrui. A faire des choses pour autrui. Et puis, je me rends de plus en plus compte au quotidien que j'ai vécu comme un lavage de cerveau pendant 10 ans. Et je ne m'en sors pas. 

Alors je me sens coupable. De faire mal à mes enfants, de mal faire mon job, de laisser mes amis, de négliger ma maison, de ne plus faire à manger correctement, de ne pas bien faire ceci ou cela. Et je me ronge. est-ce que ma décision changera quelque chose? Vais-je y arriver? Est-ce que cela apportera du bien autour de moi? A mes enfants? A moi? Et est ce que cela rejaillira sur tous ceux que j'aime? 

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21 décembre 2009

pokheidi

Merci de tes invitations cheminéiennes et parquetiennes. Fais un gros câlin à Pôticha qui ne doit plsu qu'en avoir le nom désormais. tu me manques aussi. Beaucoup. On est cruches toutes les deux si tu permets, parce que moi je n'ai pas osé t'appeler non plus..... Mais j'aimerais aussi qu'on profite de ces vacances courtes pour ce voir. Que diable (pardon!) on n'habite pas à 10 minutes! et le pire c'est qu'on se croise sur la route avec ta pomme verte! Pis mélo? Je veux des news! J'ai lu la presse, figure-toi! Que si!

Quant à mes schtroumpfs, ben en attendant que ça se fasse ben ils vomissent, ils ont le nez qui coulent, sont tout pas bien et leur père dit qu'ils pètent la forme. Yooupi!

Bis bald, mein Liebchen, ich umarme dich fest, und freue mich dich zu sehen oder zu hören. Und nid de guäp nid de täupe! bisous.....

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raz'

La chance que j'ai c'est que le père de mes enfants ne boit pas. C'est aussi une malchance à quelque part parce que je serait partie plus vite. Tu vois, c'est une raison plus forte que la manipulation qui se voit moins. Il est tout chou à l'extérieur. Le vrai petit mari modèle. Je n'aurais pas supporté cela ni chez mon époux ni chez mon père. En même temps, je n'aurais pas eu le choix. tu parles de ta maman, je ne sais pas comment tu as pu vivre cela. J'imagine que tes difficultés actuelles sont peut être un peu liées à cela sans forcément faire de la psy de comptoir. J'ai aussi menacé du départ. Au début, ce ne furent que des menaces. Puis vint le temps des menaces pensées. Puis celui de la tentative de discussion. Mais il n'en a jamais pris conscience.... ou presque. L'autre soir il m'a clairement demandé une dernière chance....

Pourquoi es-tu si dur avec toi-même? Je perçois des tas de qualités au travers de tes écrits. Je sais bien qu'on peut s'y cacher, mais tout de même.....

Mes enfants ont 9 et 3 ans. Ma fille est la plus petite, et je me suis toujours sentie rejetée par eux. J'ai compris pourquoi depuis peu. Leur père ne leur met que très peu de limites et je cadre, moi, ce que je peux. J'ai donc le mauvais rôle. D'autant plus qu'il lève les punitions que j'instaure et qu'il me fait des remarques devant eux. Je suis donc la méchante. Sur ce coup-là, comme c'est moi qui prend l'initiative de la séparation, je te laisse imaginer ce qu'ils pensent. Et j'ai beau leur parler, il les manipule, aidé de sa mère.... je n'ai aucun poids. J'ai juste foi en l'avenir. U jour la roue tournera. ..... En attendant, j'ai le coeur qui saigne de penser qu'ils ne m'aiment pas. Mais je fais mes choix pour eux, avant tout. En priant pour qu'un jour ils comprennent.

Quant à ma vie amoureuse, elle n'a de l'importance que lorsque j'ai le coeur gros et que j'aimerais lire dans les yeux d'un ami que je compte pour lui et qu'il est en empathie. J'ai de la peine en pensant que j'ai été trahie les deux fois où je me suis mise en couple. Le vaccin est efficace, mais je ne connais pas sa date de péremption.

Merci Raz' de ton intervention. Tu y vas, toi, même si tu n'es pas divorcé à ces salons? Tu pourrais y trouver Damoiselle à ton coeur? Non?

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19 décembre 2009

On parie?

 

Je suis seule à la maison. J'ai nettoyé, rangé, frotté, téléphoné,  fraisé (il y a beaucoup de neige et il fait froid) et en rentrant, au chaud sous la couette, j'ai le coeur qui pleure. Je me sens triste. Dans les maisons, les gens se réjouissent de Noël, font des projets, stressent parfois un peu de revoir la tante Germaine qui rouspète toujours un peu aux fêtes de famille, et moi je me rends compte que je n'ai jamais eu de vraie quiétude de famille.

Enfant, les fêtes étaient synonyme de cris, d'engueulades et la seule soirée que nous passions avait toujours un goût amer. Il ne fallait rien dire, taire sa voix d'enfant, bien se tenir, ne pas jouer avec les autres, ne rien raconter, écouter sans sourciller tonton Gustave m'expliquer l'utilisation du "plus" et du "moins" de la  machine à calculer de 1912 qu'il m'offrait alors que j'utilisais depuis deux ans la fonction "racine carrée" sur celle dernier modèle de l'école. Et puis les cris. Ceux de mon père, ceux de mon oncle, puis les deux mélangés. Ma mère qui pleurait et ma grand mère qui se fâchait, promettant vainement que l'an prochain on irait fêter Noël à la Grande Salle. 

Puis épouse, il m'a fallu encore me taire, sous le joug de belle-maman, s'extasiant devant le plat de charcuterie dressé par son fils chéri, alors qu'elle avalait sans sourciller le plat que j'avais mis deux jours à préparer. Puis les remarques acerbes, les méchancetés, les sourires ironiques.

Epouse, je n'ai jamais eu la sérénité d'une vie de paix. A chaque problème le papa de mes enfants réagissait en voulant "porter plainte". Je craignais chaque conflit, même le  moindre. Une remarque de l'enseignante de mon fils? C'est une conne! Un souci avec un voisin! Je vais lui casser la gueule! La peur, toujours, que les choses se règlent dans la violence. Puis aucune confiance dans la parole donnée. Je te promets, dit-il. Mais je ne vois jamais rien venir. "Je te promets" disait-il je n'ai jamais rien vu venir.... j'attends toujours. 

Je lui ai reproché de me faire passer après les enfants, de ne jamais m'accorder d'importance. Hier, il me l'a retourné. C'est moi qui fait passer les enfants avant lui. Aujo urd'hui c'est vrai. Il n'a plus d'importance à mes yeux. Il m'a trahie trop souvent. Il m'a tellement menti. Dieu qu'il m'a menti..... Tellement.  

Cet homme a le don réel de retourner les situations à son avantage et de faire feu de  tout bois. Je vais tout perdre. Je vais TOUT perdre. Mais j'ai fait mon choix en toute conscience. Si par bonheur, l'avocate qui me soutient réussit à sauver quelque chose, ce sera déjà ça. Mais je m'attends à recommencer de zéro. Au moins la chute sera moins rude. 

J'ai dit que j'avais fait mon deuil du mariage. C'est vrai. Mais je n'ai pas fait celui de la relation. J'attendais un partage, une confiance, de l'amour. Je n'ai rien eu de tout cela. A 40 ans, je ne l'aurai plus. Si ma vie amoureuse n'est pas forcément terminée (encore faut-il qu'un gars veuille bien d'une fille comme moi....) celle d'une vie commune à deux l'est bel et bien. Je ne recommencerai pas. J'aurai bien trop peur que ça s'arrête encore une fois. 

En attendant, je suis triste. Mon fils est triste, ma fille est agressive et me dit sans arrêt que je suis méchante. Leur papa aussi. Qui suis-je vraiment? Je voudrais m'éteindre. TAC. Plus rien.

Il me joue l'étonné, celui qui ne sait pas. Il me fait peur. J'ai peur. Je suis en plus certaine qu'il va aller jusqu'à me faire le coup du  faux suicide. On parie?

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16 décembre 2009

Inspiration

Tu vois Liv' en même temps que je lisais tes coms une évidence m'est apparue. Tes messages aussi m'ont fait réfléchir Raz'. Patof tu avais tellement raison....

Quand Phs me dit que je suis égoïste parce que je veux tout casser, que je suis méchante, c'est qu'il cherche à me culpabiliser. Et il le fait pour se poser en victime, pour que je porte l'entier de la décision et que lui, puisse s'en détacher complètement pour pouvoir jouer le martyr devant sa famille et surtout devant nos enfants. Cela aurait été tellement facile de poser une décision conjointe et de diviser ainsi le poids à deux. La charge aurait été plus ou moins égale et les choix plus simples. Là, c'est à moi qu'incombent les choix, les mauvais côtés et les difficultés. Il est martyr et victime. Je suis mauvaise. J'aurai cette image dans sa famille (ils avaient raison, il n'aurait jamais dû m'épouser) et auprès de nos enfants. Il lui est facile maintenant de jouer son rôle de bon et gentil papa et mari devant autrui. 

Pire encore. Il m'empêche de partir. De quel droit, alors que je le lui dis et demande, a-t-il le droit de m'obliger à rester avec lui alors que je ne le peux plus? Tout mon corps rouspète et supplie....

 

 

 

 

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13 décembre 2009

bon anniversaire.....

Je me demande si où tu es vous avez un accès à la toile, mais cette année, plus qu'une autre,  j'aurais bien voulu que tu saches à quel point  j'aimerais t'embrasser pour ton anniversaire. Alors j'essaie.

Toutes ses années depuis que tu t'es absentée sont vides de toi et de ta lumière. La maison n'a plus la même odeur, la même ambiance et je n'y vais plus volontiers. Les fleurs poussent de travers depuis que tu ne les regardes plus et même la poussière ne danse plus la même chose dans les rayons du soleil. J'ai "aimé" beaucoup y aller, plus maintenant. Nos rires me manquent. Je n'ai plus jamais mangé de sugus et de caramels au goût si prononcé. 

Mais depuis le cours de Noël, je sais que vous vous êtes retrouvées et que vous allez bien. Et je suis contente. De tout mon coeur. Fabienne (pas toi Liv') m'a raconté comment tu as été accueillie et combien vos retrouvailles ont été chaleureuses. Je m'en réjouis profondément. C'était une question essentielle qui me poursuivait depuis longtemps. Je me demande tous les jours si je fais les choses que tu m'a confiées comme tu veux que je les fasse et ça me fait du souci.  Mais je te sais aussi assez volontaire pour me le faire savoir si tel n'était pas le cas. Tu me l'as déjà montré quelques fois.

Te souviens-tu du dernier cadeau que je t'ai offert? Je te l'avais donné pour mon anniversaire, parce que nous savions toutes les deux, que tu ne serais déjà plus là pour le tien.

J'aimerais que tu saches combien je suis contente d'être sur la bonne route comme tu me l'as fait savoir, mais que tu saches combien cette route est rude sous mes pieds nus. Mais je la parcours aussi pour toi, parce que je répare un peu le passé. Envoie-moi de tes nouvelles, dis-moi comment tu vas, fais-moi savoir si tu as lu ce message lancé comme dans une bouteille à la mer (ça devient une habitude.....). Je t'embrasse, je t'aime fort et je suis contente de te savoir pas trop loin. Mes enfants pensent à toi souvent et t'embrassent tendrement. Et.... peut-être à bientôt......


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mille fois sur le métier.....

Je lui ai parlé.... Fais une tentative quoi. Disant pour la millième fois que je voulais que tout s'arrête et qu'en janvier je faisais les démarches. Ben, il a pleuré. Ben, ça m'a rien fait. Combien de fois, moi en 10 ans j'ai pleuré, moi sous le joug de ses vacheries renouvelées, sous ses remarques acerbes et mille fois redites et reformulées? C'est dingue! CA NE M'A RIEN FAIT! J'ai fini par quitter la pièce. J'ai dit que je faisait le nécessaire en janvier, que je ne croyais plus en ses promesses qui ne valent rien et qui ne changent rien et que ce ne sont pas ses efforts pour la galerie qui tiennent une semaine qui me ramèneront. Cette fois c'est fini.

J'ai préparé le terrain.... et il a pleuré. Tactique Raz? Sincérité? PN? En tous  cas, il n'a pas passé plus de temps avec moi, et cela ne l'a pas empêché de m'accuser de toutes les tares et de toutes les erreurs qui auraient mené notre mariage à la dérive. Lui n'y est pour rien. Ca c'est acquis. 

Le seul espoir qui me reste, c'est qu'il y a une chance minuscule que nous passions à côté du tsunami. Nous aurons peut-être une grosse tempête, mais peut-être pas le tsunami. 

Ultime leurre.... vedremo. Ma la nave va.... chi  la guida? Per una volta io, penso. Si verdrà bene.... 

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12 décembre 2009

Comment va-t-il le prendre?

Comment va-t-il réagir quand il verra que c'est vrai? Que je n'ai pas menti, que j'ai vraiment fait ce que j'avais dit? J'ai peur de sa réaction. On m'a conseillé de mettre mes enfants à l'abri, d'être prête à lever le camp, à partir et surtout à savoir où aller le moment venu si besoin sera. Ouais. Mais après. Tant de semaines seront à vivre avant que nous quittions cette vie commune qui me pèse tant. 

Il ne se rend pas compte que nous ne partageons plus rien. Ni amour, ni sortie, ni film, ni télé, ni émotions, ni envies, ni vie, ni discussions, ni connivences, ni amis. Il n'en a pas et les miens, certains en tous cas, ne l'aiment pas. J'ai peur de sa violence physique. Mais j'ai peur de celle verbale. Et puis, si j'en réchappe sans trop de dégâts, je crans la déferlante. La tempête. Celle qui fait mal et qui laisse des séquelles. Mais nous verrons. Il ne sert à rien de se faire des films. Une chose après l'autre..... 

Pourtant, je n'ai personne à qui demander d'être là au moment où je lui dirai. Mon chemin est d'oser le faire seule. L'affronter les fenêtres ouvertes avec un gilet pare-coups. C'est là que je me rends compte à quel point je suis sous son emprise pour avoir peur ainsi. Ce n'est pas une relation normale. On ne doit pas craindre ainsi la personne qui partage sa vie. C'est aussi l'occasion de voir avec amertume à quel point je me suis plantée. Je me suis plan-tée en beau-té. ... et maintenant, faut réparer. Allez, hauts les coeurs! 

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11 décembre 2009

je suis une huitre

La suite? Vous en demandez encore? Aujourd'hui, j'aborde le sujet cuisant du divorce. Pour la millième fois. J'ai eu plein de feed-back, dont le pitoresque:"mais tu sais combien ça va nous coûter?" ou le " t'es folle?" voire le "mais oui, mais oui...." et là aujourd'hui j'ai eu le "je me demande qui te bourre la tasse" qu'il ma resservi pour la quinzième fois comme si j'étais incapable de réfléchir par moi-même.

C'est ça, je suis incapable de penser par moi-même, j'ai besoin qu'autrui me donne matière à penser pour avoir un avis sur les choses..... Je voulais juste vous en faire part. Je tombe de sommeil et de blues. Je vais dormir. Je vous laisse cette chanson. Bisous  ...... 

http://www.youtube.com/watch?v=FyNE105M4Mo

 

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