15 octobre 2009
merci
Merci pour tout Raz et Pokheidi. Vos coms sont plein de réconfort. Merci au cow-boy qui me soutient par sms. Oui, ma Pokheidi préférérée, je me souviens de ta cheminée et de ton parquet inondé et si accueillant. Oui, je te raconterai mon rv parapluie, qui en plus a une suite .... à venir. En plus, Raz et toi, mon nombril vous remercie. Enfin, un mot pour Pf qui s'oublie en me portant à bout de bras........ Je vous serre contre mon coeur meurtri tout plein d'amour quand même.... Bisous
14 octobre 2009
je vous fatigue.....
il paraît que je suis une handicapée des sentiments. Et puis je vous fatigue. je suis un peu amère, nombriliste comme diraient certains. Mais je m'en fous. Je choise. Et je choise bien.
12 octobre 2009
lueur d'anges
...et puis de temps en temps, il y a une lueur. Une petite flamme qui s'allume et que le vent éteint d'un coup. Il n'en reste alors que la chaleur fugace et fugitive avec le vent.
Il y a eu vos sms. Un cow-boy boitillant est venu me rendre visite. Je dis boitillant, parce qu'il a mal un peu partout, mais qu'il est venu quand même me soutenir, l'espace de quelques sms. Il y a eu aussi une brune naïade dont la ceinture lui permet de boire le champagne en fin d'année. Elle s'inquiète. Elles s'inquiètent. Il y a celles qui m'offrent l'asile politique, l'asile économique, l'asile téléphonique. Que des filles en fait.... et après on va dire que les anges n'ont pas de sexe.
Je voulais vous dire, vous rassurer. Je vais mal il est vrai. Mon coeur saigne, il tressaute et se met à battre à l'envers. Mais il bat. Toujours. Et même si parfois j'ai envie qu'il s'arrête, le fait qu'il batte aussi pour vous m'aide à supporter qu'il me fasse souffrir à chacune de ses contractions.
Je dois faire des choix. Je cherche mes réponses et elles sont parfois sibyllines. Mais je les cherche. Vraiment. Et ces choix m'entraînent à laisser mes souffrances en stand by et à voir plus loin. Je choisis, je change et je me mets en deuil de l'autrefois. Je choisis, je change et je me mets en deuil de ces lendemains rêvés qui n'arriveront pas tels que je les ai voulus, mais tels qu'ils seront bons pour moi. J'apprends la patience, j'apprends la confiance et ce n'est pas un mince travail. Je ne reste pas seule dans mon coin à lécher léonnellement mes plaies. Je veux apprendre et remettre en question. Tout remettre en question.Mes 40 ans sont ceux d'une remise en question espérée bien avant mais enfouie et enfuie sous tant de conventions.
Je me sens en deuil, il est vrai. En deuil de quelqu'un que je croyais cher. Je l'ai perdu après 10 ans; j'imagine que cela fait moins mal qu'après 20. Je réfléchis pour une fois pour de vrai. Et il m'a fallu un déclic. Je crois qu'ils est en train de se faire. Et comme je l'ai dit maintes fois depuis plusieurs semaines:" Je ne sais pas ce que je dirai demain, mais ce que je dis maintenant, je le dis en y pensant et en étant sincère avec vous et surtout avec moi-même. Mon avis sera peut être autre demain, mais maintenant c'est le seul qui compte".
J'arriverai à demain. Et j'y serai mieux que ce que je suis aujourd'hui. La vielle dame heureuse est en chemin, plus que jamais. Ca passe juste par beaucoup de chagrin, de peines, de rancoeurs et de haines à évacuer. Ne vous inquiétez pas les filles. Je vous aime fort.
Demain est un autre jour.
08 octobre 2009
Je n'imaginais pas que la souffrance morale puisse être aussi difficile à supporter. Je pensais avoir ma dose de souffrances physiques nécessaire à supporter celles morales. Ben non. Faut croire que non. Je vais crever. Je vous jure. J'ai mal à en crever. Juste envie de pleurer tout le temps, juste le coeur qui bat à l'envers. Je n'ai plus rien. Ni tolérance, ni sourires, ni gentillesse, ni moi. Je suis perdue. Je me cherche à travers un brouillard épais et je tourne en rond.
Il y a, certes, de temps en temps la lueur d'une cheminée, celle d'une enseigne de crêperie, l'étoile au dessus d'un nid de princes et de princesses où je me réfugie à l'ombre d'âmes en paix. Mais leurs pieds vont finir par leur faire mal. J'en ai pris pour un moment.
Mes idées s'affrontent. Il me reste encore des lambeaux d'incompréhension qui font saigner ma clairvoyance. J'ai mal au coeur. J'ai envie de vomir cet amour utopique qui fut si toxique et dont je ne me débarrasse pas encore tout-à-fait.
Il y en a qui sont attendris encore par leurs heures brillantes de cérémonie. Il y en a qui se souviendront toujours de la couleur de la robe de leur dulcinée. Il y en a qui sont bouleversés des imperfections de celle qu'ils ont dans le coeur. Est-ce eux qui ont raison? Est-ce ce rêve de mon adolescence qui est réél? Ou se fourvoient-ils dans un mensonge éhonté à eux-mêmes et aux autres? Je ne peux pas croire si c'est faux qu'on nous laisse filer toute une vie à chercher. Je ne peux pas croire qu'on puisse finir sa vie sans rencontrer la moitié de soi qui nous manque. Je ne peux pas croire qu'on ne sache aimer à s'en faire péter le coeur autant qu'on aime la chair de sa chair. Je ne crois pas qu'il est possible de vivre sans connaître ce sentiment. En même temps, pourquoi ne guérit-on jamais tout-à-fait? Comment se fait-il que déçus , nous cherchions encore?
Je vais guérir, je m'en sens assez forte. Mais la brûlure est profonde et la cicatrice sera longtemps blanche et sensible.
05 octobre 2009
points cardinaux
Tu n'as pas démenti quand je t'ai dit:"Excuse-moi, je suis à l'Ouest"... Nous en avons ri. Mais rétrospectivement cela me fait peur. Comment puis-je être aussi faible mentalement pour me sentir aussi décalée en si peu de temps? Vous n'allez pas affirmer que c'est mon demi 1.5 de Lexo qui me pète à ce point: mon message précédent est bourré de fautes d'hautograffe et de francet, je me répète, je fais des gags sans faire exprès, genre, pour regarder ma télé, je dois me mettre cinq ou six coussins dans le dos.... (sincoucicoussin......), j'ai failli plier plein de fois ma jolie voiture propre et sans beugnes et j'oublie de me rincer la bouche quand je me lave les dents. Après ça me fait un peu "sec" au niveau intrabuccal.....Va arriver le jour où je vais oublier de me laver les pieds ou mettre le chat au lave-vaisselle.
J'ai des montées de chaleur dignes de la plus déshormonnée des ménopausées et les joues qui passent au rouge clignotanofluo, l'âme remplie de froid et j'ai juste envie de renouer avec "on the road again".....
Quelle KHONNE au cube je suis! Me laisser tourner la tête par un homme qui ne pense qu'à me tromper?!? Si encore il me faisait tourner manège.... à la rigueur! Lui ce serait plutôt (re)tourner l'estomac. Je voudrais switcher sur off, le temps que ça se règle tout seul.
Donc, si on résume, j'ai la tête à l'ouest, le coeur au nord, la peau au sud et le reste à l'eau. Comme la menthe...... . Religieuse?
04 octobre 2009
manip
Et il faudra m'expliquer un truc. Pourquoi j'ai toujours le dessous lors de nos disputes.....
Je ne pense pas avoir systématiquement tort. Tout au moins quand je parle de mes sentiments. En vrai, qui d'autre que moi peut connaître mes ressentis? Il a toujours les arguments forts et moi ceux qui ne valent rien. J'aimerais avoir un coach dans l'oreillette qui me dirait quoi répondre. Je n'y arrive systématiquement pas. L'autre jour, il m'a dit sur un ton condescendant que je devais aller me faire soigner parce que je développais une pathologie psy. J'ai sauté sur l'occasion, j'avais décidé de le faire et déjà pris rendez-vous. Hier, j'essaie de tester et lui dit que je vais y aller prochainement, mais soudain, ce n'est plus nécessaire. Et c'est moi qui suis versatile.
Aujourd'hui la dispute a tourné autour du fait que je lui prêtais des intentions qui ne sont pas les siennes. Depuis le début. Il paraît que je l'ai blessé la deuxième année de notre mariage en prétendant qu'il aimait les belles femmes apprêtées et que je n'en faisais pas partie. Je ne me souviens pas des circonstances, mais c'est une chose que je lui dis parfois quand au sortir de la salle de bains (où j'ai eu deux minutes pour me préparer alors que lui y a passé deux heures) il me voit maquillée et me dit d'un ton désabusé:"Décidément, tu ne sais pas te maquiller".
Donc, je lui prête des intentions qui ne sont pas les siennes. Donc, si nous divorçons, il est complètement d'accord de me verser 4'ooo.- de pension! Ben voyons, ben on est encore mariés! Pourquoi attendre!!!!!!!!!
Ensuite je ne parle que par sous-entendus. Depuis toujours, comme ma mère, soit dit en passant. C'est sa façon de voir. Il est clair cependant que si je lui dis ouvertement que je ne suis pas d'accord pour quelque chose, je vais me prendre le manche du râteau dans la figure. Alors c'est clair! Je tâte avant..... Le terrain, s'entend, parce que le reste ça fait longtemps que je n'en ai pas vu la couleur. Il paraît que je fais dans "le b-a ba" et que je n'ai aucune imagination. Il doit certainement avoir eu des points de comparaison pendant nos 10 ans de mariage puisque notre première nuit ensemble fut sa première à lui.
Mais le bagout, je l'ai après et c'est trop tard. J'ai cependant fait une découverte importante. Je sais qu'il me ment, j'en ai les preuves. De vraies preuves utilisables. Et quand je lui dit qu'il fait des choses dans mon dos, il a ce visage particulier que je lui ai vu mille fois mais que je n'ai jamais su décripter avant. Maintenant je sais. Ca ne me change pas le prix de la douleur, mais bon. Je sais. Et c'est juste ce que je voulais. Seulement pour avoir une idée du chemin qu'il me reste à parcourir. Il dit que je le crois méchant. Et qu'il n'est pas comme cela. Je le sais manipulateur, et je ne gère pas encore très bien. La sorcière ne maîtrise pas bien son balai.... Quelqu'un aurait-il un mode d'emploi?
J'ai très peur de ressortir brisée de cette réunion avec ce médiateur qui en une heure connaîtrait notre vie? Si Ph me manipule, comment l'autre saura ne pas se laisser faire. J'ai peur et je sens ma force vaciller.
Je suis en deuil, mes amis. En deuil de mon mariage et de 10 années de ma vie. en deuil de cet amour que je croyais vrai et qui n'ai été que mensonges. Je suis en deuil de l'Amour tout court, je veux dire de celui qui rapproche tellement deux êtres qu'ils n'ont plus que l'envie de n'en faire qu'un. En contre partie, j'ai découvert l'Amour et l'affection de ceux qui me soutiennent, qui me font un thé et un feu dans la cheminée alors que je me transforme en fontaine, de celles qui lisent ce qui les barbe juste pour me soutenir après, de celles qui ne se fâchent pas parce que je suis tellement à l'Ouest que j'ai téléphoné chez eux par mégarde à 6 heures moins le quart du mat'. Il n'aurait plus fallu que ce soit ce dimanche matin.
J'en ai marre. J'ai peur de ne pas avoir le dessus. Il a des chances de me faire tout perdre..... et je n'y suis pas encore prête.
29 septembre 2009
La première épine fut plantée par Mme Mère. La femme de Monsieur Père, les parents de mon époux. Cela faisait un moment qu'elle jouait et qu'elle perdait. Une anecdote "rigolote": ma belle soeur m'a dit, devant l'administration où l'on se mariait:"C'est toi qui prend le relais maintenant, moi elle va me laisser en paix". Sympa la mise en garde! Je ne comprenais pas bien. Je pensais encore qu'avec de la gentillesse et de l'amour on pouvait soulever les montagnes.
Mais quand notre fils est né elle l'a voulu. Pour elle. Rien que pour elle, sans moi. Elle a joué la gentille. Il fallait qu'elle le garde, pour me soulager, pour instaurer un climat de confiance, pour qu'il grandisse dans une vraie famille. D'abord trois fois par semaine. A mon détriment. Même les jours où j'avais congé, il ne fallait pas déroger à la règle sous peine de représailles de la part de Monsieur mon mari. Quelles prises de tête! Je ne voulais pas. Je me sentais impuissante, on me volait mon enfant! Elle lui changeait ses vêtements à son arrivée, m'empêchait d'avoir de ses nouvelles au cours de la journée et se fichait éperdument de mes desideratas et de mes demandes éducatives. Elle le bourrait de nourriture au point qu'il vomissait en arrivant et lui donnait jusqu'à quatre ou cinq de ces petits yoghurts pleins de vitamines par après-midi. J'avais beau dire à mon mari que cela n'allait pas, mais il avait mille excuses et surtout ne disait rien à sa mère. Et quand j'ai fini par appeler pour en parler, on m'a traité de traînée, qu'elle avait de l'expérience, pas moi.
Je crois que le premier pire fut quand j'allaitais mon enfant. La théorie de Mme mère est que les cellules graisseuses se forment en fonction de ce que le corps reçoit à manger. Un enfant ne doit pas être allaité plus de 4 fois par jour sinon on programme son obésité future. Mon fils avait faim. Mon mari me hurlait dessus après la troisième tétée et je nourrissais mon bébé en cachette dans les toilettes ou sur le palier. Bonjour la sérénité. Comment profiter alors de ces regards qu'on échange avec son petit quand ils tout contre votre coeur et qu'il se nourrit de vous? Comment écouter ses petits bruits si doux quand on croit faire quelque chose de mal et qu'on craint de se faire prendre? Comment sentir pleinement ce petit corps s'alanguir contre vous quand vous n'avez qu'une envie: qu'ils e grouille de manger pour ne pas se faire prendre.......Et si à 9 ans il regarde systématiquement dans la casserole lorsque tout le monde est servi, à mon avis ce n'est pas pour rien.
Un autre pire à décrire? Accrochez-vous. Comme elle ne pouvait pas s'approprier notre fils et qu'elle sentait bien que je me battais de l'autre côté, elle a envoyé avec la complicité de son mari, une lettre au mien, laissant sous-entendre que j'étais violente, plus précisément mal traitante avec lui. Sur ce coup-là, et comme il craignait des représailles, il m'a soutenue en répondant à ce courrier. Sauf que ma belle-mère a appelé l'enseignante du petit en lui confiant ses craintes. Logiquement, en bonne professionnelle, elle en a référé à sa hiérarchie et j'ai dû me défendre pour quelque chose que je n'avais pas fait. Spj, guidance infantile, médecin scolaire etc. J'en suis sortie brisée et avec un enfant de moins dans le ventre. Enceinte de quelques semaines, j'ai perdu cette grossesse. Une orgie de saignements. Je suis allée toute seule à l'hôpital (30 bornes quand même) avec un paquet entier de protections hygiéniques entre les jambes. Il n'est même pas venu me chercher. J'ai repris ma voiture, contre avis médical pour pleurer seule dans mon lit.
J'aurais dû voir, déjà, qu'il n'en avait rien à faire. Mais j'étais encore aveuglée. Je l'aimais et nous avions notre petit. J'avais l'espoir du meilleur.
J'ai des soucis de maitrise...... Voici un com que j'ai reçu.....
"Un blog aux vertus de défouloir? En tout cas on sent qu'écrire te permet de donner consistance à tes pensées, de pouvoir enfin lâcher ce qui a été longtemps passé sous silence. Bonne continuation à toi battante."
Merci.... je m'accroche au quotidien..... Meilleures pensées
28 septembre 2009
En vrai j'ai vécu des années de privations. Combien de fois suis-je allée faire des courses en comptant chaque sous à dépenser, privant mon fils d'une petite voiture et moi du Karac qui me faisait tellement envie. Mais nous avions l'amour. La hargne de s'en sortir. Travailler toujours plus, toujours mieux. J'ai fait des veilles dans un EMS pour être la journée avec mon fils. J'ai cumulé les jobs. J'ai donné des cours privés en tentant vaille que vaille de ne pas trop payer de déplacements, j'ai mis des habits donnés, j'ai acheté du seconde main. Nous avons varié nos menus d'adultes: farfalle, penne rigate, penne lisce, spaghetti et tutti quanti tandis qu'Arnault rechignait sur sa viande. La pire peine venait en fin d'année: Maman était malade, je savais ses derniers noëls, mais pas de cadeaux chouettes à lui faire. Maintenant qu'elle n'est plus là, je les lui envoie emballés d'amour. Les reçoit-elle? Arnault, quant à lui avait des cadeaux de la famille. Il n'a jamais manqué de rien. Mais nous avions l'amour! Celui qui porte au delà des disputes et des difficultés. Celui qui fait chanter le coeur au retour à la maison. Celui qui était digne de l'affection que j'ai eu le bonheur et la chance de recevoir de ma Maman. Et puis... je réussirai, moi, là où d'autres ont échoué. Je vaincrai! Je m'en sentais capable parce qu'il m'aimait. Parce que nous nous aimions. Et Arnault qui grandissait dans mon coeur avec ses difficultés et ses colères, mais avec toute cette bienveillance et cet amour tel que mon coeur arrivait à déborder dans mes yeux. Mais mon ventre a débordé lui aussi encore une fois. Marine est arrivée. J'avais peur des mêmes difficultés, pourtant je me sentais forte d'Arnault et de mon conjoint. Tout cette force devait nous faire avancer joliment vers une sérénité utopique qui ne fut que factice et terriblement frustrante. Comment cette petite plante qu'était notre amour aurait-elle pu pousser parmi toutes ces ronces piquantes et enchevêtrées? Je m'en rends compte après dix années de débroussaillage intensif et vain.
26 septembre 2009
Je me rappelle de ce jour comme d'un mélange de bonheurs (j'étais entourée des gens que j'aimais) et de croyances. Car, quand j'y repense, le seul qui m'ait dit que j'étais belle, c'était le témoin de mon futur époux qui, soit dit en passant, est toujours l'un de mes amis. (Oli, si tu nous r'gardes...).
Il m'en reste une sorte de brouillard où je percevais déjà la haine de ma belle-mère et l'infinie différence qui régnait entre mon mari et moi. J'aurais voulu une église, un pasteur, l'amour autour de moi. Je n'ai rien eu de tout cela. Juste un mariage comme IL voulait. Bien sûr, il n'a jamais dit "je ne veux pas de mariage religieux". Non. Jamais. Ses seules restrictions furent:"on n'a pas les moyens d'inviter". Le pasteur, on l'a rencontré. Mais il fallait chercher des textes, des musiques et Phil n'a jamais voulu le faire et selon lui, j'en étais incapable.
Nous sommes donc devenus Monsieur/Madame sans pasteur, sans robe blanche et sans émerveillement. Je me disais que ce mariage n'avait rien à voir avec le rêve...... Je n'avais pas tort. Cinq ans après, j'avais le coeur en sang en entendant les cloches de l'église..... "Pour nos dix ans" a-t-il dit. Nous aurons les moyens. J'ai attendu et les dix ans sont passés. Mais nous avons eu deux enfants. Ce fut cela mon émerveillement.
Arnault est né une grosse année plus tard. Un bébé! J'étais si contente. Je l'ai aimé dès la première seconde à m'en faire exploser le coeur. Nous avons vécu cahin-caha un peu chahutés par la vie. Pas de sous. Pas de plaisirs, juste une course haletante pour éviter les emmerdements. Et cela a continué. Dix ans. Quand j'y repense, ce qui me reste de ces années, c'est cette course éperdue à sauver les apparences. Celles du couple uni, amoureux, à l'aise en tout, bons éducateurs. Même quand Marine est née. Quel bon conjoint au chevet de sa femme poussant sangs et os! C'est vrai qu'il les aime ses enfants. Mais je n'en suis que le vecteur. Celle sans qui il n'aurait jamais eu d'enfants.